Protégeons ce trésor naturel

Panicaut champêtre et panicaut maritime


A quoi ressembleraient nos plages sans ces beautés discrètes et fragiles : fleurs du bord de mer...

Quand les bouteilles vides remplaceront nos immortelles et autres princesses au maritime parfum,
alors nous pleurerons un temps où la mer et le sable donnaient naissance à des filles rebelles aux corolles délicates.

Ouvrages botaniques et macro-photo

Les ouvrages traitant de la flore du bord de mer sont très nombreux en librairie. Un seul conseil : choisissez pour commencer des ouvrages très bien fournis en photographies de qualité plutôt que des traités de botanique au langage souvent hermétique pour un débutant. 

La photographie est le meilleur moyen pour découvrir sans dommages la biodiversité de nos côtes atlantiques. Pour capturer et immortaliser les détails de vos fleurs préférées, il faut bien évidemment être équipé d'un appareil photo de qualité mais tout aussi important, apprenez à choisir les conditions de luminosité optimale afin d'optimiser au maximum la qualité de vos photos. Pour ma part, pour la macro-photo, j'évite des conditions d'ensoleillement trop fortes. En général, je prends mes meilleurs clichés en milieu d'après-midi, voire en fin de journée.

"Les bois précèdent les civilisations, les déserts y succèdent"
Chateaubriand (1768-1848)

Qu'avons nous à perdre en cas de disparition de cette flore ?


Quand plus rien ne poussera sur nos dunes, il ne restera plus qu'à les bitumer afin d'en faciliter l'accès aux vacanciers. Imaginons un instant : la mer, le sable, les dunes et le bitume... vision apocalyptique... et pourtant...

Quand plus rien ne poussera sur nos dunes, ce sera les dunes elles-mêmes que nous verrons petit à petit disparaître. En effet, beaucoup des végétaux présentés dans ce site sont d'excellents fixateurs de dunes. Citons bien-sûr l'oyat, le cakilier maritime, l'euphorbe du littoral, et beaucoup d'autres... Alors nous aurons pour seule vision de nos vacances au bord de la mer : la mer, le sable et le bitume...

Quand plus rien ne poussera sur nos dunes, bien des touristes qui ne s'en souciaient guère jusque là parleront alors du "désert breton", qualifiant ainsi nos côtes qui ne présenteront alors plus aucun attrait touristique. Il faut de l'argent pour entretenir nos côtes. Pas de touristes : pas d'argent - pas d'argent : pas d'entretien - pas d'entretien : pas de touristes.

Quand plus rien ne poussera sur nos dunes, certains insectes ou animaux sauvages disparaîtront. Souvenons-nous que dans la nature, tout est équilibre : une plante peut-être nécessaire à la vie d'un insecte, un insecte peut-être nécessaire à la vie d'une plante. Un appauvrissement végétal s'accompagne toujours de la raréfaction d'animaux sauvages.

Quand plus rien ne poussera sur nos dunes, alors on pourra dire que c'est l'humanité qui s'appauvrit. Elle s'appauvrit d'un patrimoine végétal que l'on sait de plus en plus important dans la recherche de nouveaux médicaments.

Malgré les clôtures empêchant (théoriquement) l'accès aux dunes, de nombreux vacanciers piétinent cette couverture très fragile.

Plante = Médicament ?

On a extrait la morphine (antalgique puissant) à partir d'un végétal : le pavot, la quinine (antipaludéen) à partir de l'écorce de quinquina, la digitale (tonicardiaque) à partir de la fleur de digitale.

Actuellement, sur 800.000 espèces végétales, on en connaît environ 250.000. Et sur ces 250.000, à peine 2.500 ont livré tous leurs secrets.

Peut-être existe-t'il parmi les plantes présentées dans ce site une substance permettant de soigner certaines maladies très graves comme le cancer et pourquoi pas le sida.

Nous priver de ce patrimoine c'est priver les générations futures quant aux perspectives de trouver de nouveaux médicaments.

L'accès au milieu naturel

De plus en plus de communes, devant le déferlement de touristes durant la saison estivale, sont obligées de clôturer les dunes et donc d'en interdire l'accès.

Que dire de ces vacanciers qui, parce que trop pressés de rejoindre la plage, choisissent ces dunes, piétinant ainsi une flore déjà si fragile...

Il est bien sur impossible de "mettre un gendarme" devant chaque piquet de bois clôturant ces dunes du littoral, alors j'en appelle à une prise de conscience de la part de tous ceux qui fréquentent les plages du littoral Breton durant ces beaux mois d'été.

Beaucoup de végétaux sont très sensibles au piétinement. Citons le Raisin de mer (Ephédra). Le monde végétal pourrait exister sans les êtres humains. En revanche, nous ne pourrions pas vivre sans les plantes. Il importe donc de les respecter.

Nos dunes ne sont pas une décharge

Que d'inconscience dans ce geste qui consiste à jeter ses détritus sur un recoin de dune après un pique-nique familial sur la plage. Il faut parfois plusieurs siècles pour que certains déchets soient détruits par la nature.

En dehors de l'aspect esthétique évidemment désastreux de ce problème, il faut souligner le problème de la pollution, source de déséquilibre pour la faune et la flore. Touristes et habitants du littoral, ne rajoutez pas à la longue suite des polluants industriels votre propre pollution du dimanche. La nature souffre suffisamment assez pour qu'on en rajoute à sa souffrance, le temps d'un week-end. Un seul geste : ramasser ses détritus. La nature vous dira merci.

La cueillette des végétaux




Un promeneur d'un dimanche estival vient de cueillir "quelques" immortelles. C'est vrai qu'elles sont belles ces fleurs jaunes... Il ne sait pas qu'elles sont en voie de disparition et que si chaque promeneur avait ce geste, une seule saison estivale suffirait à détruire celles qui malheureusement n'ont rien d'immortelles...

Un autre encore, un peu trop pressé, vient de piétiner (je devrais dire achever) un plan de raisin de mer. Il ne s'en est même pas rendu compte.

Arrêtons le saccage inconscient de ces végétaux du bord de mer qui ont déjà beaucoup de peine à survivre à la présence humaine.

Certains sont protégés car en voie de raréfaction. D'autres ont déjà disparu de nos côtes... Si nous ne voulons pas que nos enfants contemplent un désert plutôt que des dunes en fleurs, nous pouvons agir dès maintenant.

Comment ? tout simplement en changeant nos comportements.